Bien que l’histoire d’amour entre Bobby et Cherry soit incontestablement très belle, ce n’est certainement pas un conte de fées romantique des plus habituels. En effet, les deux amoureux se sont mariés il y a de cela près de 40 ans. Alors qu’en apparence, tout avait l’air d’aller pour le mieux entre eux, au fond de lui, Bobby cachait un secret qu’il n’avait jamais révélé, même pas à sa femme. Malheureusement pour lui, ce secret a finalement fait son bout de chemin à la surface et a changé tout ce que Cherry pensait connaître au sujet de celui qu’elle aimait depuis tant de temps.

40 ans plus tard et les autorités informent cette femme sur la véritable identité de son mari
Ce n’était pas une matinée typique
C’est en janvier 2015 que tout s’est passé. Un jour de janvier, Cherry avait entamé son rituel matinal habituel. Son mari dormait quand on frappa à la porte. Cherry alla ouvrir la porte d’entrée… et quelle ne fut pas sa surprise de trouver les autorités, là, face à elle, à la porte de sa maison. Ses premières pensées ont été de supposer qu’ils étaient là pour surveiller son voisin, qui était un peu fou. Cherry ne s’inquiéta pas une seconde parce qu’elle s’imaginait qu’il s’agissait forcément d’un contrôle de routine, ou encore d’une erreur. Cependant, avant même qu’elle ait pu demander ce qu’ils voulaient, 12 agents sont passés devant elle et son entrés dans sa maison.

Ce n’était pas une matinée typique
Une “Folle Dingue”
Depuis quelques années, une « folle dingue » vivait à côté de la maison du couple. Bobby et Cherry savaient que la police venait souvent la voir, et par conséquent ce jour là, Cherry a supposé qu’ils avaient simplement frappé à la mauvaise porte et s’étaient trompés.

Une “Folle Dingue”
Ce qui allait se passer allait changer sa vie
« Au début, je n’étais pas inquiète, mais au moment où j’ai ouvert la porte, douze agents sont passés devant moi », a déclaré Cherry lorsqu’elle a raconté son histoire. À ce moment-là, elle n’avait aucune idée que ce serait le moment où son monde serait bouleversé à jamais.

Ce qui allait se passer allait changer sa vie
Elle ne comprenait pas ce qui se passait
Certains des officiers qui sont passés devant Cherry, entrant de force chez elle, portaient des vestes avec, au dos, les lettres familières de tous les fans de séries TV : « FBI ». Comme elle ne savait pas ce qui se passait, elle les a suivis à l’intérieur de sa maison. Elle était complètement confuse.

Elle ne comprenait pas ce qui se passait
C’était le chaos absolu
Elle était clairement secouée, et ne comprenait pas ce qui se passait devant ses yeux. Cherry se souvient : « Ils se sont dirigés directement dans la chambre et se sont approchés de Bobby. » Elle raconte qu’elle a ensuite entendu l’un des policiers poser une question à son mari : « Comment t’appelles-tu ? ». Et ce dernier a répondu, sans hésitation aucune, « Bobby Love ».

C’était le chaos absolu
Ils insistaient pour avoir son nom
Les agents des forces de l’ordre sont allés chercher Bobby dans la chambre, et lui ont posé tout une série de questions, en commençant par « Comment t’appelles-tu ? ». Mais ensuite, après que Bobby ait répondu, les officiers lui ont dit : « Non, tu n’as pas compris, quel est ton VRAI nom ? ». Et juste quelques instants plus tard, Bobby a été menotté et emmené pour un interrogatoire plus poussé. Car ce que ne savait pas encore Cherry à ce moment là, c’était que Bobby avait un passé.

Ils insistaient pour avoir son nom
Elle était en état de choc
Cherry ne comprenait pas ce qui se passait. Elle ne savait pas comment réagir. Elle a essayé de comprendre, et pour ce faire elle a argumenté, et a demandé ce qui se passait. Alors que les agents du FBI poussaient dehors un Bobby menotté, ce dernier a dit en s’adressant à Cherry : « Cela remonte à loin, Cherry. Avant que je te rencontre ».

Elle était en état de choc
Walter Miller
Né et élevé en Caroline du Nord, Walter Miller avait eu une enfance assez décente dans les années 1960. Il vient d’une famille pauvre de huit personnes, ce qui explique pourquoi il s’est « égaré » assez jeune. En effet, Walter Miller a été par la police pour la première fois lors d’un concert de Sam Cooke après qu’il a crié pour plaisanter un blasphème sur la scène alors que l’artiste était supposé performer.

Walter Miller
Tout avait commencé lors d’un concert dans les années 80
Tout avait donc commencé lorsque Walter avait assisté à un concert de Sam Cooke. Il se souvient : « La foule était vraiment heureuse d’être là et était debout à bouger, parce que c’était de la musique entrainante qui donnait envie de danser. Et Sam Cooke n’aimait pas ça. Il n’arrêtait pas de dire aux gens de s’asseoir. »

Tout avait commencé lors d’un concert dans les années 80
Il avait été arrêté
« Et après seulement deux chansons, il a quitté la scène. » En plaisantant, Walter a alors crié quelque chose de blasphématoire en direction de la scène. Presque immédiatement, il a été arrêté pour trouble à l’ordre public. Plus tard, il a parlé de l’incident en ces termes : « Les choses se sont détériorées assez rapidement après cela. »

Il avait été arrêté
Des années à enchaîner les délits mineurs
Mais il ne s’était pas arrêté là. En effet, après le concert, Walter avait enchaîné les problèmes. Il avait commencé à voler, et à chaque nouveau délit il se sentait disposé à prendre plus de risques pour le suivant. Il ne s’agissait que de délits mineurs, de détentions de mineurs, etc. Cependant, le temps passait, et il commençait à recevoir des punitions de plus en plus sévères.

Des années à enchaîner les délits mineurs
Les problèmes ne faisaient que commencer
Walter a confié à ce sujet : « Je volais des sacs à main dans des voitures non verrouillées, je volais des chèques du gouvernement dans des boîtes aux lettres, je suis devenu de plus en plus audacieux. » Il commettait fréquemment de petits crimes afin d’obtenir rapidement de l’argent. Cela a duré un certain temps.

Les problèmes ne faisaient que commencer
Au centre de détention pour mineurs
Jusqu’au jour où Walter a volé dans la salle de musique de son école. Il s’est fait attraper et a été envoyé dans un centre de détention pour mineurs à proximité. Après des années de crimes mineurs, il allait finalement devoir en assumer les conséquences. Que s’était-il passé exactement ?

Au centre de détention pour mineurs
Emprisonné
« J’ai encore des cicatrices de toutes les fois où j’ai été battu », a-t-il dit, même si cela faisait de nombreuses années qu’il n’était pas resté au centre. Tous ces souvenirs et expériences resteraient avec lui pour toujours. Sans oublier qu’ils ne quitteront pas sa peau.

Emprisonné
Sa vie avait rapidement changé
Walter est passé d’une situation où il faisait tout ce qu’il voulait à une étape de sa vie où il devait suivre les règles du système de détention pour mineurs. Des années plus tard, il s’était plaint de l’horreur de la nourriture et de la violence qui y régnait. Pendant tout le temps que Walter avait passé là bas, il n’avait pensé qu’à une chose : en sortir.

Sa vie avait rapidement changé
Il avait imaginé un plan
Dans la nuit, Walter s’endormait en écoutant tous les trains qui passaient. Les bruits des trains lui faisaient s’imaginer qu’il était un homme libre et qu’il n’était pas confiné entre les murs du centre. Il savait qu’il devait sortir, mais il devait trouver un moyen d’y parvenir.

Il avait imaginé un plan
Une première disparition
Sa chance était arrivée lorsqu’une nuit, le gardien qui gardait les portes du centre de détention lui avait tourné le dos pour vérifier l’heure. C’était exactement le moment que Walter avait attendu depuis qu’il pensait à s’échapper. Il s’est rapidement précipité vers les portes de sortie.

Une première disparition
L’évasion
Il raconte a posteriori : « J’ai couru jusqu’à la porte arrière – pour échapper au son de ce sifflet qui me hurlait dessus. C’était le premier endroit d’où je m’échappais ». Mais ce qu’il ne savait pas alors, c’est que ce ne serait pas le dernier… Walter avait réussi une tâche difficile – une évasion de prison improvisée.

L’évasion
Une évasion audacieuse
Il voyait là sa seule et unique chance de retrouver la liberté. Il avait juste le temps nécessaire pour sortir et, saisissant sa chance, c’est ce qu’il a réussi à faire. Il est sorti en courant et n’a jamais regardé en arrière. C’était la première fois qu’il s’échappait de quelque part.

Une évasion audacieuse
Se précipiter vers les voies ferrées
Walter a couru vers les voies ferrées et a mis en exécution le plan qu’il avait fait murir dans sa tête pendant tout le temps où il avait été au centre de détention. Arrivé près des trains, il est allé vérifier les directions de chacun. Il allait prendre celui qui se dirigeait vers Nort, à Washington D.C. où vivait son frère. Sa vie allait changer, pour le mieux.

Se précipiter vers les voies ferrées
Washington D.C
Au début, il semblait que les choses allaient vraiment changer pour Walter. L’un de ses frères vivait à Washington D.C. à l’époque. Walter avait décidé de rester avec lui, dans son appartement en ville et s’était même inscrit au lycée. Plus que cela, même, il avait pris un vrai tournant, allait à tous ses cours et avait commencé à jouer au basketball avec des amis.

Washington D.C
La roue a tourné
Une fois de plus, Walter s’était rapproché du « mauvais groupe d’enfants » et sa vie avait à nouveau pris un mauvais tournant, peut-être même pire qu’avant. Le jeune homme ne semblait pas pouvoir rester sur la bonne voie. C’était presque comme s’il attirait des ennuis. Quoi qu’il en soit, ce qui allait se passer allait être le début de quelque chose de plus grand.

La roue a tourné
Des crimes bien pires
Ses nouveaux amis n’avaient certes pas été impliqués avant cela dans de petits larcins, mais ce qui allait se produire allait être bien pire : ils allaient être impliqués dans des incidents plus dangereux. Lui et ses amis ont en effet commencé à voler des banques et ont réussi parce que la sécurité n’était à l’époque pas si développée.

Des crimes bien pires
Un gang de jeunes
Lorsqu’ils ont commencé leurs crimes, Walter et ses amis se sont limités à des braquages de banques. Walter se souvient qu’après chaque braquage, ils « traînaient sur le strip à l’angle des rues 14th et T [Street], et agissaient comme de grands bandits. Nous nous sentions comme des gangsters. » Walter se sentait au summum de son existence. Très lucide et honnête avec lui même, Walter a admis après coup : « Je n’ai personne d’autre à blâmer que moi-même. J’ai juste apprécié le sentiment d’être tout puissant et le fait d’avoir de l’argent. »

Un gang de jeunes
Il s’est fait prendre à nouveau
Malheureusement, sa chance a vite tourné. C’est un jour d’août 1971 que tout s’est effondré pour lui. En effet, Walter et ses amis ont eu le malheur de braquer une banque avec une alarme silencieuse. Au moment où ils sont sortis de la banque, pensant avoir à nouveau réussi leur braquage, les autorités les attendaient tous. Walter a tout fait pour s’échapper, mais à ce jeu là il a été battu à plates coutures. C’en était fini pour lui. Tout du moins, c’est ce que vous pouvez penser…

Il s’est fait prendre à nouveau
Il s’est retrouvé les menottes aux poignets
Quand Walter est sorti de la banque, la police était déjà dans le parking, et les forces de l’ordre les attendaient prêtes à agir. « J’ai essayé de m’échapper, esquivant et slalomant à travers les voitures », a-t-il déclaré. Cependant, un officier ne lui a pas laissé la chance de s’en tirer. Encore une fois, il a été attrapé. Que pouvait-il faire ensuite ?

Il s’est retrouvé les menottes aux poignets
Il a été condamné pour ses crimes
Walter a été arrêté et condamné à 25-30 ans pour braquage de banque. Au cours de son incarcération, on lui a malheureusement apprès que sa mère était décédée. En apprenant cette triste nouvelle, Walter avait eu une sorte de déclic. Il avait alors décidé qu’il devait changer de vie. Walter a demandé à être transféré dans une prison à sécurité minimale, et pour ce faire il avait un plan.

Il a été condamné pour ses crimes
D’une sécurité maximale à un centre de détention à sécurité minimale
Walter avait fait appel à plusieurs reprises de la décision du tribunal, mais tous les appels avaient échoué. Bien qu’à ce stade, le jeune homme ait été habitué à la prison, il avait décidé que la seule façon d’améliorer son quotidien, même légèrement, était d’être transféré d’un centre de détention à sécurité maximale à un centre à sécurité minimale. Et pour ce faire, il avait élaboré un plan.

D’une sécurité maximale à un centre de détention à sécurité minimale
Son travail avait porté ses fruits
Walter était déterminé à améliorer sa vie et à changer les choses. Il avait un casier judiciaire rempli, mais un comportement idéal en prison et grâce à cela il espérait être transféré dans un établissement à sécurité minimale. Quand il l’a finalement été, il s’est retrouvé dans un centre de détention qui ressemblait à une sorte de « camp ». Il avait bien plus de liberté. Au tout début, en arrivant, l’évasion n’était pas dans ses plans, mais cela a rapidement changé par la suite.

Son travail avait porté ses fruits
Son transfert en centre de détention à sécurité minimale
Sa nouvelle situation était beaucoup plus facile à vivre au quotidien. En effet, Walter a confié par la suite que cette nouvelle prison était « plus comme un camp » par rapport à la précédente prison dans laquelle il avait été incarcéré. Bien que cette installation ait également de hautes clôtures et de hautes tours de garde, elle donnait un plus grand sentiment de liberté.

Son transfert en centre de détention à sécurité minimale
Les choses avaient changé
Les détenus étaient autorisés à sortir et même à appeler leur famille. Walter a même été autorisé à avoir sa propre émission de radio. Au début, il n’avait pas l’intention de s’échapper. Cependant, cela a rapidement changé lorsque son quotidien a soudainement empiré.

Les choses avaient changé
Tout s’est dégradé
Pourtant les choses avaient bien commencé pour Walter dans cette nouvelle prison. Il avait un travail d’animateur de radio et il aimait ça. Malheureusement, un jour, l’un des détenus s’était mal comporté auprès de l’un des gardes, et Walter avait été accusé d’être complice de cela. Le garde avait déjà une dent contre Walter et le réprimandait fréquemment. Encore un peu plus, et Walter serait renvoyé à une prison à sécurité maximale. Walter n’avait pas l’intention de revenir en arrière, et à perdre le peu de liberté qu’il avait acquise, il avait besoin de sortir de ce pétrin.

Tout s’est dégradé
Il a eu trop de rapports négatifs
A compter de ce moment-là, le garde n’a plus lâché Walter, et il se faisait systématiquement un malin plaisir à s’en prendre à lui, même lorsqu’il n’était pas concerné. Selon Walter, le capitaine le tenait régulièrement pour responsable des infractions qui étaient commises. Et les rapports négatifs dont il faisait l’objet étaient souvent injustes. Walter se souvient de toutes ces injustices.

Il a eu trop de rapports négatifs
Il avait les yeux braqués sur lui
« Les rapports négatifs ont continué à s’accumuler jusqu’à ce que je sois à un cheveu d’être renvoyé en sécurité maximale », a confié Walter. Comme il ne voulait pas retourner dans la prison à sécurité maximale, Walter a décidé qu’il était temps pour lui de trouver une solution pour réussir à s’évader sans se faire prendre.

Il avait les yeux braqués sur lui
Une nouvelle opportunité
Après avoir reçu de nombreux rapports négatifs, Walter s’est vu confier l’une des tâches les plus ingrates de la prison. On lui avait demandé de nettoyer les routes publiques, ce qui l’obligeait à se lever très tôt et à ramasser les ordures de Raleigh. Ce travail était épouvantable, d’autant plus qu’on lui jetait dessus de la nourriture et des boissons. Pire encore, c’était l’hiver et le temps était glacial.

Une nouvelle opportunité
Le plan avait commencé à germer dans sa tête
Il se souvient : « C’était affreux. Les gens vous jetaient des hamburgers et des milkshakes. Et c’était presque l’hiver, alors il commençait à faire froid. » Malgré les mauvaises conditions, il avait vu cela comme une opportunité. « C’est à ce moment-là que j’ai commencé à planifier mon évasion et à comploter à ce sujet. »

Le plan avait commencé à germer dans sa tête
Il collectait les informations nécessaires
En effet, Walter avait par ce biais commencé à repérer les lieux. Il avait remarqué l’intersection à laquelle le bus de la prison s’arrêtait toujours – cette intersection se trouvait juste à côté d’une zone boisée. Il avait passé des mois à rassembler toutes les informations qu’il pouvait. Et c’est à l’aide de tout cela qu’il a par la suite élaboré son plan d’évasion.

Il collectait les informations nécessaires
La Décision
« Je savais que ça allait être ma dernière nuit en prison », a déclaré Walter a posteriori. Il avait en effet revu tout le plan dans sa tête, une fois de plus, et avait décidé que ce soir là allait être un bon moment pour passer à l’action. Il était prêt. Allait-il être capable de réussir une autre évasion ?

La Décision
Son grand plan d’évasion
Alors qu’il travaillait à sa grande évasion, Walter avait mis un point d’honneur à penser de manière stratégique. Il avait prêté attention aux moindres détails et s’était rendu compte que le garde du mardi matin était plus paresseux que les autres. Au lieu de palper et fouiller les détenus avant qu’ils entrent dans le bus, celui-ci négligeait systématiquement de le faire. Walter avait également commencé à prêter attention au fait que le bus s’arrêtait dans une zone entourée de forêt. Pendant des mois, il avait porté une attention particulière à la façon dont il mettrait à exécution son plan. Et ce jour là, il avait décidé qu’il était prêt.

Son grand plan d’évasion
Tout était réglé comme du papier à musique
Mardi matin est arrivé et Walter était prêt. Comme il le pensait, le garde paresseux ne l’avait pas contrôlé avant qu’il ne monte dans le bus. Walter s’était préparé ce jour-là et il avait retiré tous ses objets de son casier. Il les avait cachés sous son uniforme et était allé s’installer à l’arrière du bus, à côté de la sortie de secours. Et lorsque le bus s’est arrêté à l’intersection, c’est là que s’est présentée sa chance. Il poussa la porte de secours et courut dans les bois. Les sirènes de la prison sonnaient du plus fort qu’elles le pouvaient. Le personnel de sécurité était en état d’alerte

Tout était réglé comme du papier à musique
Les cris des sirènes
Le plan d’évasion allait se réaliser. Walter avait en effet décidé que la meilleure idée serait de s’asseoir à l’arrière de l’autobus juste à côté de la deuxième porte de sortie. À ce moment-là, le chauffeur avait déjà rempli le réservoir d’essence et était en route vers l’endroit où il était censé déposer les prisonniers. Un arrêt rapide, c’est tout ce dont Walter avait besoin pour quitter le bus le plus rapidement possible. Après être sorti du bus, il avait rapidement changé de vêtements dans un endroit retranché et s’était enfui.

Les cris des sirènes
Ce qui avait fait changer le cours des choses
Habituellement, les gardes ne prennent pas à cœur les insultes des prisonniers qu’ils surveillent. Mais Walter avait définitivement marqué le garde qui avait provoqué son désir d’évasion. Il n’avait pas eu de chance du tout et le garde, plutôt que jouer l’indifférence et de faire comme si de rien n’était, n’avait montré aucune empathie pour Walter et pire que cela, l’avait pris comme tête de turc.

Ce qui avait fait changer le cours des choses
La mort de Walter Miller
Walter a confié a posteriori qu’il avait entendu le bruit du coup de feu derrière lui, mais qu’il n’avait pas regardé en arrière même une seule seconde. Il n’avait qu’une chose en tête : regarder devant lui, courir et s’échapper. Lorsqu’il s’est rendu compte qu’il était en sécurité, il a demandé aux gens autour de lui où se trouvait la station Greyhound. Il a finalement réussi à rejoindre la station, et il est monté dans un bus pour New York. Après une brève conversation, une femme à côté de lui lui a demandé son nom, ce à quoi il a répondu : « Bobby Love ». Il n’y avait plus de Walter Miller et Bobby Love était prêt à commencer sa vie.

La mort de Walter Miller
La naissance de Bobby Love
La naissance de sa nouvelle identité et la découverte de son nouveau nom s’était produite dans le bus qui avait conduit feu Walter Miller à la liberté. La raison pour laquelle il avait trouvé ce nouveau nom était qu’il y avait eu une femme assise juste à côté de lui qui avait entamé une conversation et lui avait poliment demandé son nom. À ce moment-là, il avait immédiatement pensé qu’il serait sage de changer de nom et c’est ce qu’il avait fait : faites donc la connaissance de Bobby Love

La naissance de Bobby Love
Bobby Love
Bobby Love a commencé sa vie à New York en novembre 1977. On peut comprendre pourquoi il avait très peu d’argent quand il est arrivé à New York et il a utilisé le peu qu’il avait pour réserver une chambre de motel, au moins dans un premier temps. Bientôt sans argent, il a dû quitter la chambre du motel miteux pour élire domicile dans la rue. Bien qu’il ait vécu dans la rue, Bobby avait réussi à se créer une identité en falsifiant un certificat de naissance, un numéro de sécurité sociale et, plus tard, un permis de conduire. Une fois qu’il eut tout cela, il fut temps pour lui de trouver un emploi. Enfin, sa vie allait prendre un nouveau tournant.

Bobby Love
Il était à la recherche d’un emploi
Évidemment, dans sa situation il était tout à fait normal que l’argent ne coule pas à flot, mais plus que cela, l’argent commençait à lui manquer, et Bobby Love n’avait pas de travail et il n’avait même aucune piste pour en décrocher un. Il a donc décidé de commencer à se pencher sur la question, et motivé comme il était, il a fini par en trouver. Il n’avait pas décroché qu’un seul emploi, mais il travaillait à plusieurs endroits à la fois. Avec le revenu de tous ses différents emplois, il avait réussi à économiser suffisamment d’argent pour acheter de la nourriture et avoir une chambre d’hôtel bon marché.

Il était à la recherche d’un emploi
Bobby et Cherry
Bobby Love voulait redémarrer à zéro, avoir une vie de meilleure qualité que celle qu’il avait menée jusque là, et il a donc décidé de chercher un autre emploi plus rémunérateur. Après avoir cherché pendant un certain temps, il a réussi à décrocher un poste pour travailler à la cafétéria du centre médical baptiste. Il ne se doutait pas que grâce à ce travail, il rencontrerait celle qui deviendrait l’amour de sa vie, une prénommée Cherry.

Bobby et Cherry
Elle avait un cœur d’or
C’est au cours d’un rendez-vous en tête à tête au cinéma qu’a débuté l’histoire d’amour entre Bobby et Cherry ! En effet, Bobby avait invité Cherry à aller au cinéma pour voir le film « Purple Rain », l’histoire d’un Prince. Une fois le film terminé, tous deux ont continué la soirée en se rendant à un concert qui avait comme invités spéciaux Gladys Knight & les Pips. Bobby savait à ce moment-là que Cherly était l’amour de sa vie, car elle était tout ce qu’il n’était pas. Elle était gentille, innocente et douce.

Elle avait un cœur d’or
Construire une vie ensemble
Après toutes ces années, les choses avaient finalement bien tourné pour Bobby. Son rêve était devenu réalité : il avait une vie stable et ordinaire. Il s’est marié avec Cherry le 30 mars 1985. Quelques mois seulement après, ils ont annoncé qu’ils attendaient leur premier enfant. C’était une fille, une fille qui s’appellerait Jasmine. Quelques années plus tard, leur deuxième fille, Jessica, est née. Et 11 ans après, ils menaient une vie remplie de joie et la famille était sur le point de s’agrandir à nouveau. Cherry était enceinte de jumeaux ! Le couple les a prénommés Justin et Jordan.

Construire une vie ensemble
Un père de famille dévoué
Bobby Love était l’exemple de ce qu’est un bon père de famille. Il s’était assuré d’avoir deux emplois afin de pouvoir subvenir aux besoins de sa famille, tout en étant un membre actif de l’église. Malgré toutes ces choses à faire (avoir deux emplois différents, faire des courses et plus encore), son objectif était de toujours placer le bonheur de sa famille au-dessus de tout.

Un père de famille dévoué